Actualités - L'avenue du port à Bruxelles

Mis à jour le 3 août 2016

Par Guido Vanderhulst,

 

ACTE 7 - Mise à jour du 3 août 2016 ​Bruxelles - Avenue du Port : raisons d'une destruction planifiée

A la rentrée, le gouvernement régional Bruxellois déposera son troisième projet de “restructuration" de l’avenue du Port. 
Cette avenue, témoin unique du patrimoine industriel et portuaire de la capitale nous est parvenue quasiment dans son état initial. Le gouvernement s’apprête à la détruire parce qu’il est incapable de l’entretenir. Pourtant, ses 1.300.000 pavés de porphyre posés sur sable sont réutilisables à l’infini.

Les documents joints vous expliquent les raisons de cette destruction planifiée :

- Avenue du port : la Région va sortir son projet N°3, tout aussi mauvais que les deux précédents

- Misère de l'espace public

- Platanes (or not platanes) ?

- Bruit et vitesse

- Ce béton qui méprise la culture ouvrière

D’ici 2050, nous devrons avoir réduit de 90% nos émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique à 2°C. Sachant que la voie d’eau permet de déplacer des marchandises avec très peu d’énergie, le canal deviendra un moyen essentiel de distribution au coeur de la ville. Mais la courte vue de nos hommes et femmes politiques ne voit dans la zone du canal qu’un eldorado immobilier à “revaloriser" au profit des classes aisées. 

APPP (Action Patrimoine, pavés, platanes)
Contact : Patrick WOUTERS   0471 79 56 38
www.avenueduport.be


ACTE 6 - Mise à jour de juillet 2015
​Bruxelles : L’Avenue du Port n’en finit plus de faire couler de l’encre sur ses pavés

Le gouvernement régional a répondu aux arguments de l’association BruxellesFabriques contestant le refus d’ouvrir la procédure de classement. Suite à cette réaction et afin d’y répondre, l’association a sollicité un bureau d’avocat spécialisé en ces matières. BruxellesFabriques est convaincue qu’elle détient des arguments forts dont des questions de procédure, mais aussi de fond  dont la valeur patrimoniale de cette avenue pavée, l’absence d’évaluation précise, etc... Un épisode de plus dans la longue bataille pour la conservation des pavés de cette avenue emblématique du patrimoine industriel et social bruxellois.


ACTE 5 - Mise à jour de mars 2014
Bruxelles : Avenue du Port : sauvons les derniers pavés d’origine encore en place

La région bruxelloise dispose d’un patrimoine de pavés abondant et très diversifié. Il constitue une caractéristique importante de l’identité régionale citée comme argument touristique. Certaines voiries sont même classées. Tous les types de pavés, d’origine belge et étrangère, s’y trouvent disposés. Des grès de Comblain, des porphyres de Lessines ou Quenast, des platines du Condroz,… font le revêtement de nos rues.

Bruxelles a le dernier boulevard industriel, sans doute européen, quasi dans son état d’origine. Or, le gouvernement veut vendre ces pavés au plus offrant ! Outre la valeur patrimoniale, BruxellesFabriques, aidée de plusieurs associations et experts, entend insister aussi sur la valeur, en terme de développement durable, d’une voirie en pavés.  Par ailleurs, le projet de la Ministre Grauwels (dépaver notamment l’avenue du Port) est un projet qui nourrit les erreurs en terme d’urbanisme, de procédures, de mobilité et d’absence de conformité avec les déclarations gouvernementales.  

Faut-il rappeler qu’entretenir une voie pavée coûte bien moins cher que de couler de l’asphalte qui doit être refait tous les quatre ou cinq ans. De plus, entretenir des voiries éternelles en pavés, crée et entretient des emplois pérennes. Sans compter  la transmission d’un métier et d’un savoir-faire historique et social qu’il est primordial de sauvegarder.

BruxellesFabriques rappelle les valeurs que ces pavés représentent, car, qui le sait encore,  « produire un pavé et le poser », ce sont les acquis historiques  d’un savoir-faire précieux et particulièrement pénible. Un patrimoine industriel, social et quelque peu immatériel. Entre l’extraction au  fond de la carrière  jusqu’à la pose manuelle,  sept manipulations sont nécessaires. Les étapes se succèdent : le rompeur brise la roche au marteau (plus tard, au marteau compresseur et, parfois, à l’explosif). Il dépose des blocs bruts dans des wagonnets pour les remonter, tirés par des chevaux (plus tard par un treuil à main et, finalement, à vapeur). Il dépose ces blocs devant les épinceurs qui débitent et taillent, pierre par pierre, selon la commande de pavé. Le chargement de pavés est posé dans des wagonnets qui sont poussés à la main vers des wagons où, pierre par pierre, les pavés sont transférés. Les wagons vont ensuite, soit directement au lieu de destination, soit au canal pour être déversés dans des péniches. Le déchargement de la péniche à destination se fait à la main vers des tombereaux qui, tirés par des chevaux, conduisent les pavés sur le chantier. Là, des manœuvres vont servir les poseurs avec des brouettes. Des retailleurs accompagnent les poseurs  pour ajuster certains pavés. Le chargement du sable, de la caillasse, le damage fait partie du boulot.

Un pavé a différentes formes : il peut avoir 14 sur 16 cm de large et 12 cm de haut  et peser de 7 à 15 kg. Faisons le calcul des centaines de tonnes, portées à la main par jour et par ouvrier ! En une journée de 8 heures, il y a vingt ans, les ouvriers posaient  55 m2 de pavés, soit plus de 16 tonnes de pavés (pour une moyenne de poids de 8kg par pavé).

Les paveurs de Roussart et Chenois près de Waterloo étaient très appréciés, non seulement  à Berlin ou à Cologne, mais jusqu’à Kiev, en Ukraine, Potsdam, Krakow et Dantzig, en Pologne, Moscou et sa Place rouge, en Russie, la Place Stanislas de Nancy, Nantes et les Champs Elysées à Paris, en France, Luxembourg, Le Caire en Egypte, Minsk en Biélorussie , Riga en Lituanie, au Portugal, et chez nous, à Bruxelles,  la place de Brouckère et la place Royale, ainsi l’avenue du Port.

Sauver les pavés, c’est faire le choix d’un revêtement de voirie qui a fait ses preuves au plan écologique. C’est respecter un savoir-faire exceptionnel, véritable patrimoine matériel et immatériel.

Le projet gouvernemental fait fi de ces valeurs au profit d’une banalisation des revêtements routiers et des métiers devenus mécaniques. C’est aussi une régression catastrophique de l’identité urbaine et du citoyen.  Que répond le gouvernement? Comment n’a-t-il pas honte de liquider ce patrimoine ? Son excuse : ne pas se poser de questions et s’interroger  sur la valeur du travail manuel.

Il est important de reconnaître que le patrimoine n’est pas seulement « debout », il est aussi « couché » ou  « horizontal ».

Nous proposons aux autorités communale et régionale un programme pour transmettre ces savoir-faire, il est en train d’être finalisé en coopérative intercommunale, Les paveurs bruxellois.

Mais, avant tout, il faut garder le pavé en place, impayable car plus personne ne taillera de pareils diamants. C’est un trésor de guerre alors que des millions d’autres ont déjà disparu. Sauver nos pavés comme des trésors légués, transmettre le savoir-faire qui y est lié, qualifier des personnes pour contribuer à la restauration du patrimoine des voiries anciennes, c’est aussi important que pour tout autre patrimoine mobilier ou immobilier.  Ce sont des valeurs plus importantes que de couler de l’asphalte. Dépensons l’argent des Bruxellois plus utilement ailleurs.

Information et réactions auprès de : Guido Vanderhulst, président de BruxellesFabriques, tél. 0477 25 09 61 - www.bruxellesfabriques.be 


ACTE 4 - Mise à jour de juillet 2012 par Patrick Wouters de BruxellesFabriques

L’avenue du Port est une large avenue établie en 1905, pour desservir les entrepôts du site emblématique de Tour et Taxis, à Bruxelles. Elle longe les quais du canal de Bruxelles à l’Escaut. Cette chaussée, large de 18 mètres et longue de 1.600 m est faite d’excellents pavés de porphyre. Elle est bordée d’un alignement de platanes. Au cours des années, cette avenue soumise à un trafic lourd, a été peu entretenue, et sa chaussée est défoncée, ses trottoirs sont devenus boueux et déformés par les racines des arbres.

Un projet de réaménagement, visant à réduire sa largeur, à l’asphalter et à remplacer les 300 platanes par des arbres plus petits (et de trois espèces différentes, sous prétexte de biodiversité), a suscité contre lui une large opposition.

Au cours de l’année 2011, ce fut une mobilisation exemplaire, menée par un collectif, l’APPP (Action Patrimoine, Pavés, Platanes), composé de défenseurs de l’environnement, de partisans de l’urbanisme participatif, de deux comités d’habitants et de défenseurs du patrimoine. Cette mobilisation aboutit à une action en justice, qui déclara le permis de bâtir illégal.

L’Administration des Routes ne désarme pas, et a maintenant introduit une demande de permis d’abattage de 28 platanes, malades ou fragilisés. La mobilisation a repris, ne s’opposant pas à l’abattage, mais exigeant la replantation immédiate des arbres abattus. La commission qui devait délivrer le permis a fait droit aux réclamations de l’APPP et a délivré un permis conditionnel obligeant l’administration à replanter les platanes manquants.

L’APPP réclame actuellement une réfection temporaire des trottoirs, puisqu’il faudra bien attendre encore cinq ans pour qu’un nouveau projet qui rencontrait ses revendications voie le jour.

Nous réclamons que les trottoirs larges de 6 mètres soient refaits en dolomie, et qu’il soit permis aux cyclistes de l’emprunter. Il n’y a pas unanimité à propos de ce réaménagement temporaire, un lobby cycliste considérant que la dolomie n’est pas assez « roulante ».

Une fête moquant les destructeurs du patrimoine est annoncée sur place le dimanche 9 septembre. C’est la fête du « Stadsboom » (l’arbre urbain), où le peuple des Buumredders (les sauveurs d’arbres) terrassent le Buumekapper (le bûcheron) et sa Gruute Kettingzoeg (la grande tronçonneuse). A cette occasion est solennellement honni l’âme damnée du Buumekapper : le Dikkenek (litt. : le gros cou = l’apparatchik, le technocrate).


ACTE 3 - Mise à jour d'octobre 2011

L’avenue du port : suite et fin de la première bataille

Le comité de quartier Marie‐Christine et l’association Inter‐Environnement Bruxelles ont intenté une action en cessation en vue d’arrêter le chantier de réaménagement de l’Avenue du Port à Bruxelles largement contesté par les riverains et les défenseurs du patrimoine bruxellois.

Suite à cette action, le Parquet de Bruxelles a fait apposer des scellés stoppant net le démarrage des travaux prévus initialement le 5 septembre dernier.
La Région bruxelloise a immédiatement fait appel de cette décision en introduisant un recours en référé devant le tribunal civil. Le juge s’est déclaré incompétent pour juger du recours introduit. La Région a alors fait appel de cette décision et a introduit un recours devant la Chambre des mises en accusation (pénal) après avoir demandé au parquet la levée immédiate des scellés.

La plate‐forme de défense de l’Avenue du Port, Action Patrimoine Platanes Pavés, a introduit un recours en annulation.
Le jugement est tombé ce 5 octobre : tout est annulé, le chantier est arrêté. Le gouvernement doit revoir son projet et y intégrer les platanes et les pavés. Une victoire pour les comités et associations de défense du patrimoine industriel et environnemental bruxellois.

Entretemps, des contacts sont pris pour lancer une coopérative d’économie sociale et de formation, celle “des paveurs bruxellois”.

Une toute autre démarche !


ACTE 2 - Mise à jour de septembre 2011

L'avenue du Port à Bruxelles, ses pavés en porphyre et ses platanes centenaires

Bras de fer

Depuis 3 ans, l’asbl BruxellesFabriques attire l'attention de la Région de Bruxelles-Capitale sur la valeur patrimoniale de l’avenue du Port, sans doute la dernière du pays de caractère industriel.  D’autres associations et comités de quartier (maritime, Marie-Christine/Reine/Stéphanie), Inter-Environnement Bruxelles et l'ARAU contestent, pour leur part, le gaspillage d'argent et l'énorme empreinte écologique que serait la réalisation d’une autoroute urbaine absolument inutile. Sans parler de la perte du superbe double alignement de platanes.

La Commission Royale des Monuments et Sites a analysé le projet et soutenu ce refus radical considérant que l’avenue du Port est un patrimoine régional remarquable et que le projet du gouvernement est le contraire d'une approche en terme de développement durable.

Dès 2008, tous les acteurs officiels (administrations) ont contesté le choix du Ministre Pascal SMET (SP&A) qui voulait doter la région d'une route "moderne", sans ces « foutus pavés qui secouent et n'ont même pas de lignes blanches » avec un choix d'arbres de trois variétés différentes.

Depuis, la Ville de Bruxelles a marqué son accord et la Ministre  des Travaux Publics actuelle, Brigitte Grouwels (CD&V), a repris le dossier sans en changer une virgule.

Le projet de réaménagement de l’avenue du Port fait alors l’objet d’une nouvelle concertation. Les forces de contestation sont toujours les mêmes mais plus fermes et fondées que jamais. Dire que les associations se sont manifestées tardivement est donc mentir !

Une plate-forme Action Patrimoine, Platanes et Pavés s’est créée et s'est organisée ces derniers mois. Elle a notamment fait circuler une pétition contre le projet de bétonnage de l’avenue du Port. Rien n’y fait : la Ministre Grouwels a signé un contrat avec la firme retenue pour entamer les travaux ignorant l’existence d’une pétition qui a récolté pas moins de 10.000 signatures et mobiliser de nombreuses personnalités politiques et civiles ! Un plan alternatif a été également proposé au gouvernement, moins coûteux et respectueux des pavés et des platanes. Aucune réponse n’a été donnée à cette proposition chiffrée.

Une coopérative d'économie sociale Les Paveurs Bruxellois se met aujourd’hui en place et certains envisagent un recours au Conseil d'Etat. Comme ce fut le cas, en 1996, pour sauver Tours & Taxis.

 

Un patrimoine industriel belge exceptionnel

L’avenue du port est un boulevard industriel construit pour desservir le port et le site de Tour & Taxis. C'est un ensemble industriel qui a fait l'objet d'une dynamique citoyenne importante dès  1880. Le Cercle des Installations Maritimes voulait un port de mer : il s'est agité trente ans pour y arriver. Le gouvernement de l'époque a imposé le raccordement aux Chemins de Fer pour la construction desquels les Belges et les Wallons étaient des experts de réputation internationale. Ce sont alors des travaux colossaux qui eurent de profonds impacts dans la partie Ouest de Bruxelles avec même des modifications des limites communales.

Ces quartiers ont été négociés et dessinés pour servir un port, une gare d’approvisionnement en marchandises et des industries.

Le cahier de charge de 1899 imposait l'usage de pavés de porphyre sur tous les sites et quais. C'est le seul pavé résistant au trafic lourd, le porphyre étant d'origine volcanique, véritable "diamant" inusable. Il est originaire de Quesnat et Lessines. Un pavé est manipulé (pris en mains) sept fois, depuis l'explosion en carrière, l'épincage (mise en forme pierre par pierre à la main), le transport en wagonnets, wagons, charrettes, bateaux jusqu'au chantier pour la pose par des paveurs et retailleurs.

Un pavé pèse de 8 à 11 kilos ; il y en a un million et demi sur l'avenue du Port ! Nombre de paveurs était originaires de Waterloo. Ce sont les mêmes qui ont pavé la Place Rouge à Moscou et beaucoup d'artères et de places en Europe. Aux Etats-Unis, on appelle ces pavés des "belgians bloks".

L’ avenue du port est, en quelque sorte, un "monument" à ces ouvriers de l'ombre. C’est une raison supplémentaire pour la considérer comme un patrimoine social et industriel majeur.

La lutte est en elle-même exemplaire : c'est une prise de parole "citoyenne", déstabilisant les pouvoirs politiques et mobilisant les media. Les membres de BruxellesFabriques sont six à y être actifs.

Dernière minute : ce 6 septembre, le Procureur du Roi a fait procéder à la mise sous scellés du chantier ; les plans d’exécution ne sont plus les mêmes que ceux du permis de bâtir !

Pour en savoir plus, consulter www.avenueduport.be

Guido Vanderhulst, Président de BruxellesFabriques-BrusselFabriek


ACTE 1 - Publié en août 2011

Quel rapport entre la place rouge et Bruxelles, l'avenue du Port et la Wallonie ? Devinez. Les pavés pardi !

Ce sont des pavés de Quenast en porphyre qui sont leur revêtement. Les "belgians stones", bien connus des Américains qui, eux, les restaurent, sont menacés et presque condamnés.

L'avenue du Port étale une mer d'un million cinq cent milles pavés de porphyre venus par canaux et charettes à boeufs et chevaux depuis le pays de Lessines et Quenast. Ces pavés d'origine volcanique, sont indestructibles. Ils font l'objet de sept manipulations ouvrières avant de pouvoir rouler dessus. Le carrier, l'épinceur, le manutentionnaire, le poseur et d'autres encore soulèvent à chaque fois 12,7 kilos, faites le compte !

Le ministre veut moderniser en remplaçant le seul boulevard industriel, construit il y a cent ans par le Port pour son trafic lourd, par une banale avenue en asphalte avec pistes cyclables, alors qu'il est connu que le trafic est ralenti par des pavés, que c'est le meilleur revêtement en terme de développement durable parce qu'il favorise la pénétration de l'eau, assure un volant thermique important (raison pour laquelle les Soviétiques interdisaient leur remplacement jadis!) et peut être "redressé" ou mis à bout facilement et à un coût dérisoire (quelques mêtres cubes de sable et le travail de poseurs).

L'avenue du Port, comme la Place Rouge, ont été redressés deux fois en cent ans. Enlever le pavé pour en faire quoi ? Le remplacer par 80 centimètres de béton pour absorber le trafic lourd qui roulera plus vite. Cela représente pour les travaux des camions de 20 tonnes sur 30 kilomètres d'autoroute, bonjour l'empreinte écologique !

Alors voilà, insurgez vous avec moi ! C'est une opportunité exceptionnelle de démontrer que le patrimoine industriel est un hommage aux ouvriers wallons, mais aussi une infrastructure des plus modernes et la plus écologique afin d'éviter une dépense inutile !

Guido VANDERHULST
Expert en patrimoine industriel et social
Membre de la Commission Royale des Monuments et des sites
Fondateur et ancien directeur de LA FONDERIE
Rue de la colonne 30
B-1080 Bruxelles
Tél. 0(032) 2 410 70 81 / 0(032) 477 250 961

gvanderhulst@skynet.be