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29 mars 2014 à 10 h 00
Assemblée générale de PIWB au Wiels (Bruxelles)

Au sommaire

Editorial : trois sites en question !

 

In memoriam - Jean DEFER

 

Chênée : la cheminée Cuivre&Zinc tombe !

 

Marcinelle : le dernier haut fourneau carolo

 

Bruxelles : sauvons les pavés de l'Avenue du port !

 

Comblain-au-Pont : un appel du Musée du Pays de l'Ourthe-Amblève

 

Andenne : la céramique appelle à projets

 

Editorial

Trois sites en question !


Jean-Louis Delaet, président de PIWB

 

 

 

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Trois sites ont retenu l’attention de Patrimoine industriel Wallonie-Bruxelles, ces dernières semaines : la cheminée de Cuivre et Zinc à Chênée, près de Liège, le haut fourneau 4 de Marcinelle, près de Charleroi, et l’avenue du Port à Bruxelles.

Le premier site cité est déjà presque de l’histoire puisque la cheminée a été démolie le 5 février dernier. Nous avons souhaité protester publiquement par une Lettre ouverte au Ministre en charge du Patrimoine. Dans sa réponse, que nous publions dans cette news, ce dernier justifie le non aboutissement de la procédure de sauvegarde. Nous vous laissons juger de ses arguments.

Pour ce qui est du haut fourneau de Marcinelle, notre ambition est qu’en Wallonie comme dans le Grand-Duché, en Lorraine, en Sarre ou dans la Ruhr, subsiste un vestige significatif de la sidérurgie pour les générations futures. La sauvegarde de l’Industrie lourde du XXème siècle sera d’ailleurs l’objet du colloque que la PIWB organisera le 6 juin prochain aux Moulins de Beez à Namur en partenariat avec l’Institut du Patrimoine wallon. Nous vous y invitons d’ores et déjà !

La Ville de Charleroi a mis en place une commission sidérurgique pour l’examen de la conservation du haut fourneau à laquelle deux membres de notre conseil d’administration participent. Les conclusions sont attendues pour octobre prochain et, pour paraphraser la réponse du Ministre DI ANTONIO à notre Lettre ouverte: « dans le respect des travailleurs » d’hier comme de demain.

Le troisième site évoqué dans cette newsletter, le long du canal de Willebroeck à Bruxelles, est l’un des derniers boulevards industriels sans doute européens, quasi dans son état d’origine. Au lieu de le préserver, le Gouvernement régional de Bruxelles-Capitale voudrait vendre les pavés au plus offrant !

La défense du patrimoine, particulièrement industriel, est un combat difficile. Notre ancien Président, Jean Defer, disparu ce 14 mars, auquel nous rendons hommage, fut un exemple pour nous tous par son action en faveur de la sauvegarde du site minier de Blegny Mine dont il assura la direction pendant de nombreuses années.
 

Jean-Louis DELAET
Président

 

Chênée

La cheminée de Cuivre&Zinc a mordu la poussière


Photo Jacques Crul

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Lettre ouverte de Patrimoine industriel Wallonie-Bruxelles a? Monsieur le Ministre de la Re?gion wallonne en charge du Patrimoine Carlo Di Antonio.

Monsieur le Ministre,

Quelle ne fut pas notre de?ception d’apprendre par un de nos membres que la chemine?e de l’ancienne Usine Cuivre & Zinc de Che?ne?e avait e?te? de?molie dans la plus grande confidentialite? ce mercredi 5 fe?vrier, sur base d’un arre?te? pris par vos soins en date du 4 de?cembre 2013 et publie? au Moniteur belge du 16 janvier 2014.
N’ayant pas l’expertise ne?cessaire pour juger, nous ne souhaitons pas mettre en cause, malgre? les questions qu’elles soule?vent, les raisons techniques et financie?res qui ont pousse? a? modifier l’arre?te? d’inscription de ce bien sur la liste de sauvegarde que vous aviez pris en date du 26 juillet 2013, mais nous tenons par contre a? re?agir et a? vous exprimer notre profond de?saccord sur l’absence totale de de?bat et me?me simplement d’information a? ce sujet, alors que notre asbl avait e?te? a? la base de ce classement, et sur les motivations reprises dans cet arre?te? concernant l’inte?re?t de ce bien.
Dire que la chemine?e ne rencontre pas le crite?re d’inte?grite? de?s lors qu’elle est se?pare?e de son usine, revient a? dire qu’il faut conserver un patrimoine dans son ensemble. C’est e?videmment une vision que nous ne pouvons qu’approuver et c’est ce que nous souhaiterions que votre Administration puisse faire dans tant de cas. Cela suppose toutefois d’avoir une vision pre?alable de ce qu’on veut conserver, vision qui fait cruellement de?faut en ce qui concerne ce type de patrimoine. Nous avons e?te? amene?s a? travailler ici dans l’urgence, comme trop souvent, et conserver un te?moin significatif aurait mieux valu, fut-il sorti de son contexte, que de ne rien faire du tout.
Cette chemine?e ne figurait certes pas dans l’inventaire the?matique des sites et ba?timents industriels anciens de Wallonie, publie? en 1995, mais d’autres ba?timents du site de Cuivre & Zinc de Che?ne?e y figuraient, et ils ont disparu, comme tant autres biens repris dans cet inventaire. Qu’allait-il rester de ce pan d’industrie que constitue la me?tallurgie des non-ferreux, qui a e?te? essentielle dans notre histoire industrielle et dans le rayonnement mondial qu’a eu la Wallonie en la matie?re ? Quel e?le?ment de paysage allait interpeler les ge?ne?rations futures, susciter leur inte?re?t et leur questionnement sur cette activite? qui constitue leur he?ritage historique, et leur permettre d’appre?hender le monde dans lequel ils sont ne?s ? Et de quel respect allait-on enfin te?moigner envers les travailleurs et les industriels qui ont constitue? cet he?ritage, pour certains au de?triment de leur sante? ? Une simple chemine?e, me?me sortie de son contexte, permettait, tre?s imparfaitement certes, mais de fac?on concre?te, de re?pondre a? cela.
En lieu et place, il ne reste aujourd’hui plus rien, le vide, le ne?ant, de?finitivement.

Que va-t-il un jour rester e?galement comme te?moin de ce type de chemine?es, sur lesquelles il y a aussi tant a? dire et a? apprendre ? Vous indiquez qu’il existe encore d’autres chemine?es de me?me typologie « dont l’e?tat de conservation est e?quivalent, sinon meilleur, et qui ont l’avantage d’e?tre encore inte?gre?es dans leur contexte de ba?ti industriel ». Notre connaissance de terrain nous faire dire qu’il n’y en a plus beaucoup, et qu’il est urgent de s’y inte?resser. Nous aimerions d’ailleurs savoir a? quelles chemine?es votre Administration fait re?fe?rence et surtout lesquelles sont susceptibles de be?ne?ficier d’une protection dans le futur.
Vous mentionnez enfin que l’inventaire n’a non seulement pas retenu cette chemine?e (notre asbl a attire? l’attention de vos services a? l’e?poque de la parution de cet ouvrage sur les nombreuses lacunes que comportaient cet inventaire, dans lequel ne figurait me?me pas le Puits N°1 et le triage-lavoir de Blegny-Mine, ou les stations de pompage et d’autres ouvrages hydrauliques le long de la Meuse par exemple) mais e?galement qu’il conclut a? un inte?re?t architectural et historique moyen pour ce site. C’e?tait peut-e?tre vrai en 1995, compte tenu de ce qui existait encore sur le the?me, et si on ignore de?libe?re?ment la dimension sociale du lieu, mais peut-on s’appuyer sur un e?tat des lieux de 1995 pour mener une politique patrimoniale aujourd’hui ?

Notre asbl est particulie?rement soucieuse de voir se mettre en place une re?flexion en profondeur de?bouchant sur une politique concre?te, globale, au sujet du patrimoine industriel du 20e?me sie?cle. Et elle se demande par ailleurs pourquoi la SPAQUE, qui est en premie?re ligne en matie?re d’e?tude de re?habilitation des sites, n’a pas dans ses missions une re?flexion patrimoniale pre?alable a? leur assainissement, a? laquelle pourraient e?tre associe?es les autorite?s politiques, administrations, associations et personnes concerne?es. Cela e?viterait de travailler dans l’urgence et dans l’opposition permanente, et cela permettrait de valoriser des travaux historiques qui sont de toute fac?on mene?s par cette socie?te?, qui dispose des compe?tences ne?cessaires pour le faire.
Si au moins la chute de cette chemine?e pouvait de?boucher sur une avance?e significative en la matie?re, peut-e?tre les anciens travailleurs de l’usine Cuivre & Zinc de Che?ne?e et leurs familles parviendraient-ils a? se dire qu’elle n’aura pas e?te? de?molie pour rien ? Et peut-e?tre le pe?nible sentiment qui nous habite de repre?senter le pot de terre face a? un e?norme pot de fer lorsque la SPAQUE entre en lice nous quittera-t-il e?galement ?
C’est vous qui de?tenez une partie des clefs de la solution au proble?me, Monsieur le Ministre. Respectueusement, mais avec l’e?nergie qui anime notre association citoyenne, nous vous prions instamment de les utiliser rapidement a? bon escient.

En ligne :

- Réponse du Ministre Carlo Di Antonio
- Arrêté ministériel du 4 décembre 2013 rayant la cheminée de Chênée de la liste de sauvegarde
- Vidéo : chute de la cheminée de Chênée

 

Marcinelle

Le dernier haut fourneau ne doit pas disparaître !


Les trois cheminées de l’usine d’agglomération et, à l’arrière plan, le haut fourneau 4 : des édifices monumentaux et chers au cœur des habitants de Charleroi. Photo Gilles Durvaux - Postindustriel


 Le haut fourneau 4, dernier des hauts-fourneaux du Pays de Charleroi, symbole de l’industrie sidérurgique de la région. Photo Gilles Durvaux - Postindustriel

Intérieur de la centrale énergie, une véritable cathédrale industrielle qui pourrait accueillir des événements en tous genres. Photo Gilles Durvaux - Postindustriel


La centrale électrique de Marchiennes, un bâtiment à l’architecture esthétique et structurante dans le paysage industriel de la route de Mons. Photo Gilles Durvaux - Postindustriel

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A l’automne dernier, les autorités de la ville de Charleroi, la Région wallonne et l’entreprise Duferco ont présenté un vaste projet d’assainissement et de reconversion des installations de l’entreprise sidérurgique Carsid, à l’arrêt depuis le 11 novembre 2008. Au total, ce sont plus de 100 hectares qui sont concernés par cette opération. Sitôt le projet dévoilé, les amoureux du patrimoine industriel de Charleroi et de nombreux anciens travailleurs se sont émus de la disparition à venir de la totalité des vestiges de la sidérurgie à chaud carolorégienne. Et, parmi ces vestiges, le haut fourneau 4 de Marcinelle, dernier du genre dans une région qui n’en comptait pas moins de vingt en 1970.

Très rapidement un comité citoyen s’est créé à l’initiative de Jean-Louis Delaet, président de Patrimoine Industriel Wallonie-Bruxelles et directeur du Bois du Cazier, de Gilles Durvaux, administrateur de Patrimoine Industriel Wallonie-Bruxelles, et de Luigi Spagnuolo, ancien sidérurgiste et ancien président de la délégation syndicale CGSLB de l’entreprise Carsid. Lors de la première réunion, qui a eu lieu le 13 janvier dernier, plus de 80 personnes avaient rejoint le Bois du Cazier pour écouter les trois fondateurs du comité. Ces derniers ont présenté l’ébauche d’un projet alternatif, dont la priorité absolue est le sauvetage, la conservation et la mise en valeur du haut fourneau 4, en s’inspirant de ce qui a déjà été réalisé dans d’autres lieux, tels que Uckange en France, Esch Belval au Grand Duché du Luxembourg ou encore plusieurs sites sidérurgiques de la Ruhr et de la Sarre en Allemagne, où les autorités locales n’ont pas hésité à conserver plusieurs hauts fourneaux qui font aujourd’hui l’orgueil de leurs régions.

L’argument principal du nouveau comité, appelé entretemps Groupement citoyen pour la conservation du Haut Fourneau 4 et des vestiges de la sidérurgie carolorégienne, dont Gilles Durvaux a pris la présidence, est qu’il est inconcevable de dissocier la région de Charleroi de sa dimension industrielle qui l’a rendue jadis prospère et l’a marquée de son empreinte aux niveaux paysager, culturel et identitaire. Dès lors, il est impératif que des vestiges aussi significatifs demeurent afin de conserver la mémoire du passé et des dizaines de milliers de travailleurs qui ont œuvré ou œuvrent encore dans cette industrie. De même, on peut considérer que la préservation d’un haut fourneau et d’installations annexes de la sidérurgie est un enjeu, non seulement carolorégien, mais aussi wallon, puisque dans la partie sud du pays, il ne subsiste plus que quatre hauts fourneaux.

Dans cette perspective, il y a lieu de conserver le haut fourneau 4 qui, de ses 80 mètres de hauteur, est un repère dans le paysage carolorégien. Équipé d’un éclairage nocturne comme celui d’Uckange, il deviendrait un symbole fort de toute une région qui a vécu pendant plus d’un siècle au rythme de l’acier. Dans la foulée, d’autres vestiges remarquables pourraient être sauvés de la démolition. Pensons notamment à la centrale électrique de Marchiennes, bâtiment imposant qui domine la route de Mons, ou encore les trois cheminées de l’usine d’agglomération qui se dressent comme des monuments majestueux à la Porte Ouest.

Les arguments avancés par les trois fondateurs n’ont pas manqué de convaincre d’autres personnes qui ont rejoint le comité. Parmi celles-ci, d’anciens ingénieurs de la sidérurgie, dont plusieurs étaient affectés récemment au service des hauts fourneaux, des spécialistes défenseurs du patrimoine, ayant déjà une expérience dans ce domaine, des anciens travailleurs de Carsid et de simples citoyens qui se sentent concernés par la mémoire industrielle du Pays Noir. Tous se sont rapidement mis au travail, afin de créer un dossier solide et argumenté, car il faudra plus qu’une simple intention de sauvetage pour convaincre des autorités qui, jusqu’à présent, se sont montrées réticentes à l’idée de conserver ce patrimoine industriel, eu égard aux coûts. Il s’agira d’apporter la preuve qu’une opération de cette ampleur pourra apporter une plus value à la région de Charleroi, comme ce fut le cas ailleurs. Il sera nécessaire d’envisager autour du projet, un redéploiement économique, culturel, touristique et événementiel

Le comité a déjà enregistré un premier signe encourageant : les autorités communales de Charleroi ont été interpellées par cette initiative et ont décidé de créer une commission d’étude pour la conservation d’un patrimoine sidérurgique. Cette commission se donne jusqu’au mois d’octobre 2014 pour réfléchir à la question et déposer des conclusions. Elle travaillera en liaison avec le comité dont plusieurs de ses membres seront invités à participer aux travaux.

Souhaitons au Groupement citoyen pour la conservation du haut fourneau 4 et des vestiges de la sidérurgie carolorégienne tout le succès qu’il mérite, afin que demeurent à Charleroi, mais aussi en Wallonie, des vestiges remarquables de notre sidérurgie !

 
 

Bruxelles

Avenue du port : sauvons les derniers pavés d'origine encore en place

 

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« La dernière raison des rois, le boulet.
La dernière raison des peuples, le pavé.
»

Victor Hugo
 

 

La région bruxelloise dispose d’un patrimoine de pavés abondant et très diversifié. Il constitue une caractéristique importante de l’identité régionale citée comme argument touristique. Certaines voiries sont même classées. Tous les types de pavés, d’origine belge et étrangère, s’y trouvent disposés. Des grès de Comblain, des porphyres de Lessines ou Quenast, des platines du Condroz,… font le revêtement de nos rues.

Bruxelles a le dernier boulevard industriel, sans doute européen, quasi dans son état d’origine. Or, le gouvernement veut vendre ces pavés au plus offrant ! Outre la valeur patrimoniale, BruxellesFabriques, aidée de plusieurs associations et experts, entend insister aussi sur la valeur, en terme de développement durable, d’une voirie en pavés. Par ailleurs, le projet de la Ministre Grauwels (dépaver notamment l’avenue du Port) est un projet qui nourrit les erreurs en terme d’urbanisme, de procédures, de mobilité et d’absence de conformité avec les déclarations gouvernementales.

Faut-il rappeler qu’entretenir une voie pavée coûte bien moins cher que de couler de l’asphalte qui doit être refait tous les quatre ou cinq ans. De plus, entretenir des voiries éternelles en pavés, crée et entretient des emplois pérennes. Sans compter la transmission d’un métier et d’un savoir-faire historique et social qu’il est primordial de sauvegarder.

BruxellesFabriques rappelle les valeurs que ces pavés représentent, car, qui le sait encore, « produire un pavé et le poser », ce sont les acquis historiques d’un savoir-faire précieux et particulièrement pénible. Un patrimoine industriel, social et quelque peu immatériel. Entre l’extraction au fond de la carrière jusqu’à la pose manuelle, sept manipulations sont nécessaires. Les étapes se succèdent : le rompeur brise la roche au marteau (plus tard, au marteau compresseur et, parfois, à l’explosif). Il dépose des blocs bruts dans des wagonnets pour les remonter, tirés par des chevaux (plus tard par un treuil à main et, finalement, à vapeur). Il dépose ces blocs devant les épinceurs qui débitent et taillent, pierre par pierre, selon la commande de pavé. Le chargement de pavés est posé dans des wagonnets qui sont poussés à la main vers des wagons où, pierre par pierre, les pavés sont transférés. Les wagons vont ensuite, soit directement au lieu de destination, soit au canal pour être déversés dans des péniches. Le déchargement de la péniche à destination se fait à la main vers des tombereaux qui, tirés par des chevaux, conduisent les pavés sur le chantier. Là, des manœuvres vont servir les poseurs avec des brouettes. Des retailleurs accompagnent les poseurs pour ajuster certains pavés. Le chargement du sable, de la caillasse, le damage fait partie du boulot.

Un pavé a différentes formes : il peut avoir 14 sur 16 cm de large et 12 cm de haut et peser de 7 à 15 kg. Faisons le calcul des centaines de tonnes, portées à la main par jour et par ouvrier ! En une journée de 8 heures, il y a vingt ans, les ouvriers posaient 55 m2 de pavés, soit plus de 16 tonnes de pavés (pour une moyenne de poids de 8kg par pavé).

Les paveurs de Roussart et Chenois près de Waterloo étaient très appréciés, non seulement à Berlin ou à Cologne, mais jusqu’à Kiev, en Ukraine, Potsdam, Krakow et Dantzig, en Pologne, Moscou et sa Place rouge, en Russie, la Place Stanislas de Nancy, Nantes et les Champs Elysées à Paris, en France, Luxembourg, Le Caire en Egypte, Minsk en Biélorussie , Riga en Lituanie, au Portugal, et chez nous, à Bruxelles, la place de Brouckère et la place Royale, ainsi l’avenue du Port.

Sauver les pavés, c’est faire le choix d’un revêtement de voirie qui a fait ses preuves au plan écologique. C’est respecter un savoir-faire exceptionnel, véritable patrimoine matériel et immatériel.
Le projet gouvernemental fait fi de ces valeurs au profit d’une banalisation des revêtements routiers et des métiers devenus mécaniques. C’est aussi une régression catastrophique de l’identité urbaine et du citoyen. Que répond le gouvernement? Comment n’a-t-il pas honte de liquider ce patrimoine ? Son excuse : ne pas se poser de questions et s’interroger sur la valeur du travail manuel.

Il est important de reconnaître que le patrimoine n’est pas seulement « debout », il est aussi « couché » ou « horizontal ».

Nous proposons aux autorités communale et régionale un programme pour transmettre ces savoir-faire, il est en train d’être finalisé en coopérative intercommunale, Les paveurs bruxellois.

Mais, avant tout, il faut garder le pavé en place, impayable car plus personne ne taillera de pareils diamants. C’est un trésor de guerre alors que des millions d’autres ont déjà disparu. Sauver nos pavés comme des trésors légués, transmettre le savoir-faire qui y est lié, qualifier des personnes pour contribuer à la restauration du patrimoine des voiries anciennes, c’est aussi important que pour tout autre patrimoine mobilier ou immobilier. Ce sont des valeurs plus importantes que de couler de l’asphalte. Dépensons l’argent des Bruxellois plus utilement ailleurs.

Information et réactions auprès de :
Guido Vanderhulst, président de BruxellesFabriques
Tél. 0477 25 09 61
www.bruxellesfabriques.be

 

 

Comblain-au-Pont

Appel de la conservatrice du Musée du Pays d'Ourthe-Amblève aux chercheurs


 

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Dans le cadre de mon travail de Conservatrice au Musée du Pays d'Ourthe-Amblève à Comblain, j'ai eu l'occasion, tout récemment de participer à un jury de fin d'année en restauration d'œuvres d'art, section céramique à Saint-Luc (Liège). Une étudiante y présentait la restauration d'une bouteille à eau de Spa attribuée à la verrerie d'Amblève (Aywaille). Cette verrerie, située à proximité de notre Musée et sa production pourraient faire l'objet d'une belle exposition temporaire. Après une brève recherche préalable, me voilà confrontée à une masse d'informations et de contacts avec des spécialistes et des collectionneurs passionnants ! Cela m'invite à la fois à envisager une exposition dans notre beau petit Musée mais également à me poser la question de l'investissement en temps qu'une telle recherche supposerait.


Je me permets dès lors de contacter PIWB pour demander si une recherche sur cette thématique ou, de façon plus large, sur les aspects économiques et sociales de l'industrie verrière aux XVIIIème-XIXème siècles pourrait vous intéresser et/ou plutôt intéresser l'un des membres de votre réseau ou un étudiant qui chercherait un sujet de mémoire de fin d'études axé sur le verre.
Je suis prête à accueillir toute personne intéressée, à lui fournir mes recherches préalables, à le mettre en contact avec différentes institutions, spécialistes et collectionneurs et, par la suite, à éventuellement lui proposer, sur base du travail réalisé, de concevoir une exposition pour notre Musée.


Pour plus d’informations :
Marie de Selliers
Conservatrice du Musée du Pays Ourthe-Amblève
Place Leblanc 1
BE - 4170 Comblain-au-Pont
Tél. 04.369 26 44
marie.deselliers@comblainaupont.be

 

Bref historique 

La verrerie a été constituée par devant le notaire Debra de Wachiboux-Dolembereux le 26 février 1728 sous le nom de Société des verreries d'Amblève entre les trois industriels Hubert de Grandchamps, Nicolas François Penay et Jean-Jacques Desandrouin. Le lieu dit est exactement "Lève jambe" à Amblève.
En 1736, suite au décès de Nicolas François Penay, sa part passe dans les mains de sa mère qui elle-même la cède à son autre fils Thomas Joseph Penay qui la revendit deux ans plus tard à ses associés Hubert de Grandchamps et Jean-Jacques Desandrouin.
En 1746, Hubert de Grandchamps devient le seul propriétaire. En 1754, Grandchamps édifie une nouvelle Verrerie à Chênée et y transfère la majeure partie des établissements d'Amblève qui, dès ce moment, végétèrent. La Société des verreries d'Amblève devint alors Société des verreries d'Amblève et de Chênée. Cette dernière est dissoute le 15 juillet 1802. C'est Joseph de Grandchamps qui va recevoir les terrains d'Amblève. Dans ses plus belles heures, la verrerie d'Amblève a fabriqué jusqu'à 120.000 bouteilles par an. Elle était jointe à une fabrique d'osier servant à clisser les bouteilles. A proximité, l'archéologue amateur Georges Lawarrée, vieux monsieur qui a énormément prospecté dans la région, a signalé d'importantes poches de sable d'excellente qualité (raison d'implantation de l'usine à cet endroit ?).

 

 

Andenne

Appel à projets : "240" Messagers de mémoire -
Sculptures en céramique de pigeons voyageurs


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Andenne est connue depuis des siècles pour son savoir-faire céramique, autant d’un point de vue artistique qu’industriel. Un passage de l’histoire, moins glorieux, a malheureusement laissé de larges cicatrices dans la ville de l’Ours. En effet, cette année commémorera le centenaire du souvenir des nombreux massacres commis dans les villes martyres belges durant l’occupation de la première Guerre mondiale. En hommage à cette commémoration, le Musée de la céramique, en collaboration avec le Centre culturel d’Andenne, organise un événement sur le thème du pigeon voyageur, postier du front. « 240 » Messagers de mémoire est une exposition de céramique contemporaine destinée à rendre hommage aux martyrs andennais.
Le musée invite tous les céramistes, professionnels ou passionnés, désireux de rendre un hommage aux personnes disparues lors de la Grande Guerre, à habiller l’exposition d’une ou plusieurs œuvres.

Exposition du 8 juillet au 14 septembre


Musée de la céramique d’Andenne
Rue Charles Lapierre 29
BE – 5300 Andenne
Tél. 085.844.181
musee@ceramandenne.be
www.ceramandenne.be

 

 


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